J’ai toujours pensé que j’aimais écrire et que l’écriture pourraient m’apporter beaucoup de joie. Pourtant je n’en avais pas vraiment la preuve. Pour la simple et bonne raison que pendant la majeure partie de ma vie, je n’ai pas écrit.

En vérité je suis un vrai imposteur de l’écriture !

Après l’adolescence et mes études mes écrits se sont réduits à néant. Et même pendant l’adolescence, en dehors de ma correspondance très active dont je vous parlais dans cet article, et mes copies de français ou de philo, je n’écrivais pas tant que ça. Je n’ai par exemple jamais tenu de journal intime, cette habitude est très récente, un peu plus d’un an à peine .

Ensuite, en dehors des célèbres fiches de prep’ bien connues du peuple enseignant, je n’écrivais pas. Durant les jeunes années de mes enfants je n’ai pas tenu de journal de bord de leurs progrès comme le font certains parents. Je le regrette d’ailleurs.

Heureusement par la suite le scrapbooking a fait son entrée dans mon univers et entre 2005 et 2016 notre vie de famille et les progrès et activités des enfants sont plutôt bien documentés. C’est d’ailleurs grâce au scrapbooking que je me suis rappelée que j’avais un rapport particulier à l’écriture. C’était simple pour moi de rajouter de longs journalings sur mes pages et d’exprimer des émotions, même les plus douloureuses. Je me suis ainsi rapidement fait une petite réputation de « madame journaling » du scrapbooking français auprès de quelques autres (ce qui était assez simple, les scrappeuses écrivant assez peu dans leurs albums.) Et voilà comment de fil en aiguille, je me suis retrouvée à écrire sur mon blog en mars dernier, « quand je serai grande, j’écrirai un livre ».

A vrai dire je ne savais pas vraiment d’où me venait cette envie, cet élan vers un tel projet, moi qui finalement écrivait assez peu au quotidien. Mais force était de constater qu’elle était là l’envie et très forte. Alors j’ai mis des choses en place pour me tester. Pour voir ce que j’avais dans le ventre parce que s’il y a bien quelqu’un qui ne peut pas trop me la raconter, c’est moi-même. Oui oui, c’est bien joli de déclamer ses envies à la terre entière mais faut-il encore que je me retrousse les manches et que je me prouve à moi-même que je suis capable d’écrire. Je me suis donc lancée différents défis. Comme celui d’être beaucoup plus régulière dans mes pages du matin. Ou celui d’écrire chaque jour de la semaine sauf le week-end à ma communauté. Ou encore celui d’écrire un journal chaque soir, résumé de ma journée.

émotions

Les pages du matin sont désormais inscrites dans mes habitudes, pour tout dire, si je ne les fais pas, je ne me sens pas dans la même énergie, je suis moins connectée avec moi-même elles me sont devenues indispensables. C’est très rare que je ne les fasse pas. Le journal du soir, rentre peu à peu lui aussi dans ma vie, je n’ai commencé qu’après la rentrée, il n’est pas encore très régulier mais doucement il se fait sa place.

Et enfin les articles, ceux que je vous destine chaque matin. Je n’en ai pas loupé un seul depuis la reprise du mois d’août sauf lorsque j’étais à la montagne le jour de la coupure de réseau et bien sûr pendant mes quelques jours de vacances. C’est grâce à eux que j’ai compris pourquoi j’avais une envie si forte d’écrire quelque chose de plus conséquent. Et de le publier.

Certes l’écriture permet de s’exprimer et de faire passer des informations, des messages, de partager des petits bouts de soi avec ses lecteurs. Ça tout le monde le sait, même ceux qui n’écrivent pas, puisqu’ils sont au moins lecteurs. Mais l’écriture c’est bien plus que ça. C’est surtout une série d’émotions intenses pour celui qui écrit et qui défilent au cours du processus créatif. La peur de ne rien avoir à dire et de me retrouver bredouille devant la feuille blanche. L’excitation quand enfin l’idée de l’ article surgit dans un coin de ma tête. L’impatience lorsque je m’attelle à l’écriture. L’agacement lorsque cela ne coule pas, lorsque cela bute, lorsque trois, quatre fois je recommence sans y arriver. La joie lorsque je trouve les mots exacts et la tournure de phrase qui fait mouche. Joie qui se transforme parfois même en jubilation à la relecture parce que ce qui est écrit là exprime exactement ce qu’il y avait à l’intérieur de ma tête et que j’imagine déjà l’effet que cela fera à mes lecteurs.

Et dans ces moments-là, je me retrouve à 15 ans, devant ma copie de français, en train d’écrire à toute vitesse une conclusion parce que ça va sonner, essayant de garder mon calme pour finir, parce qu’en réalité, dans ma tête il y a des feux d’artifices ! Cette conclusion est si belle, enjouée et intelligente, c’est certain, le professeur en sera bouche bée et ne pourra pas me mettre moins de 16. Et peut-être même la lira devant toute la classe !

J’avais oublié toutes ces émotions, faute de pratiquer régulièrement ce sport de combat qu’est l’écriture, mais aujourd’hui je me souviens. Et je comprends. Qu’au delà même du message, elles sont si belles quand elles surgissent, qu’elles en valent la peine à elles seules. Et que si les écrivains écrivent, c’est aussi et peut-être surtout, pour pouvoir les revivre, encore et encore !

Belle journée à vous !

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