Ecrire… une activité qui m’occupe de plus en plus et qui m’anime avec joie. Dans cette chronique sensible parue le 24 Mai je fais un bilan de mon parcours, un an après avoir décidé que j’allais mettre l’écriture au centre de ma vie !

A vrai dire dans les faits, cela n’a pas beaucoup changé depuis l’année dernière.
Mes journées commencent toujours par mes pages du matin et quelques exercices d’auto-coaching par l’écriture. Elles me sont salutaires, je remarque toujours à quel point je me sens moins bien dès que je ne les pratique pas pendant une petite période. Maintenant dès que j’ai une problématique qui s’offre à moi, j’ai le réflexe d’écrire dessus dans mes pages. Et même si la réponse ne vient pas forcément automatiquement elle finit toujours par arriver au bout de quelques jours.
Ce que j’ai appris durant cette année de pratique c’est comment vraiment en faire un outil efficace. Je suis beaucoup plus en lien avec mes ressentis et je sais identifier le moment où j’ai absolument besoin d’écrire sur un sujet. J’ai aussi appris à m’accorder des pauses dans cette routine, lorsque je ne suis pas chez moi et que c’est un peu compliqué d’écrire pendant une heure. J’en retrouve avec d’autant plus de joie mes petites habitudes de retour chez moi. C’est facile pour moi maintenant de le faire car je sais que l’habitude est solidement ancrée et que je ne la perdrai pas si je m’interromps quelques jours.
Ce que je fais dans ces moments où remplir trois pages est impossible, c’est que j’écris malgré tout. Parfois seulement une phrase par jour. Ou un paragraphe. Pour jeter juste sur le papier les préoccupations du moment (car elles ne s’arrêtent pas les bougresses), raconter un rêve un peu étrange et perturbant ou noter une sensation. Et comme cela j’ai quand même le plaisir du stylo qui glisse sur le papier du carnet, plaisir qui fait partie du bien-être que m’apporte ce type d’écriture.

Je continue à écrire et publier un article par jour (qui est devenu une chronique sensible). Ce qui a changé depuis l’année dernière c’est que désormais, c’est aussi quelque chose d’ancré pour lequel j’ai de l’assurance. Je le fais régulièrement et sans interruption depuis le mois d’août. J’ai la certitude maintenant que c’est un exercice que je peux faire sans problème. Je sais que quoiqu’il arrive j’aurai quelque chose à partager, une histoire à raconter. Je sais que je suis capable de le faire et que je tiens le rythme. C’est une information précieuse pour la foi en ma capacité à devenir écrivain.
J’écris aussi beaucoup plus dans mes ateliers en ligne. En mai de l’année dernière je n’en étais qu’au début des ateliers uniquement consacrés à l’écriture. Il y en avait eu auparavant mais avec des propositions d’écriture beaucoup moins abouties et approfondies. Au début des « Voyage au cœur de … » je créais les sujets et donnaient de nombreuses pistes à mes clientes mais je n’interprétais qu’un ou deux sujets dans l’atelier. Mon souci était de ne pas trop influencer leur écriture avec la mienne. Et puis finalement après leur avoir demandé leur avis (qui était qu’elles préféraient que j’écrive) je me suis mise à interpréter tous les sujets. Ce qui fait qu’en moyenne j’écris deux autres textes par semaine, parfois plus.


Mon carnet de voyage et mon carnet de randonnées n’ont finalement pas abouti. J’ai du raconter trois randonnées en tout et j’ai commencé un journal pendant mon « baltic trip » et même au Burkina Faso mais dans les deux cas je l’ai lâché en cours de route. Je crois que je n’arrive pas à raconter dans l’instant. Il me faut un peu de recul pour analyser le voyage et mes ressentis durant celui-ci. Ce que je compte faire pour mon prochain voyage au Burkina Faso c’est juste emporter un petit carnet dans lequel je noterai sous forme de liste les différents événements de la journée, sans analyse. Cela me fera une mémoire des faits dans laquelle puiser lorsque je serai prête à raconter, une fois rentrée à la maison.
J’ai tenu un journal du soir pendant plusieurs mois, avec les gratitudes, les réussites et aussi les différents événements de la journée. Mais là encore c’est une forme qui ne me convient pas, je finis toujours par lâcher au bout d’un moment, car je n’y trouve pas vraiment d’utilité (à part pour la gratitude mais je m’y adonne allègrement sous d’autres formes!)

Durant cette année je me suis aussi beaucoup intéressée à différents destins de personnes qui ont mis l’écriture au cœur de leur art et à comment prend forme cette aventure créative dans leur quotidien. J’ai retrouvé dans leurs témoignages des choses que je ressentais et aussi des pistes pour pouvoir encore plus mettre ma vie au service de mon écriture (ce qui se résume tout de même assez facilement par deux mots : rigueur et travail!)

Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir fait tout ce chemin et d’avoir creusé plusieurs sillons d’habitudes autour de l’écriture. Je pense qu’il sera bientôt temps de faire à nouveau évoluer ma pratique vers un peu de nouveauté. La fiction me tente de plus en plus mais à vrai dire je ne sais pas trop par quel bout l’aborder. J’ai donc commencé à feuilleter des ouvrages pour y trouver une marche à suivre ou au moins le point de départ de cette nouvelle route à explorer.

Et encore une fois je te remercie d’être là et de me lire chaque matin. C’est mon moteur car sans lecteur je ne sais pas si je pourrais écrire autant !

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