Je suis devenue une experte des déménagements ! ou presque ! En effet, durant les cinq dernières années, j’ai déménagé trois fois. Et à chaque fois j’ai effectué un gros tri dans mes affaires pour ne garder que l’essentiel (ou du moins ce qui me paraissait essentiel sur le moment du déménagement). Même lors du dernier, qui a pourtant eu lieu seulement six mois après l’avant-dernier, j’ai réussi à remplir le coffre de ma voiture pour un trajet jusqu’à Emmaüs.

Au fil des années je suis ainsi devenue une adepte du minimalisme (je pense que je n’y suis pas encore tout à fait mais je m’en approche) et mon rapport aux objets a profondément changé.

Ma démarche a débuté tout d’abord par une prise de conscience politique sur notre société de consommation et un engagement dans ce qu’on appelle le mouvement de la décroissance et de la simplicité volontaire. J’ai petit à petit envisagé mes achats sous cet angle en me posant toujours la question du réel besoin des objets à acquérir. Ai-je réellement besoin d’un grille-pain, d’un appareil à crêpes (depuis que le notre est tombé en panne il y a un peu plus d’un an je me suis remise à la bonne vieille crêpière mais mes enfants ont formé un groupe de lutte pour la réhabilitation de le crêpe-party de leur enfance, vais-je céder ?), de ce livre que je pourrais certainement trouver à la bibliothèque, de ce carnet si mignon, de cette nouvelle paire de boucles d’oreilles ? Je ne vous cite volontairement pas d’exemples de vêtements ou de chaussures car je déteste faire les boutiques de fringues et s’il y a un poste de dépenses que je devrais augmenter un peu c’est celui-ci.

Ce fut un long cheminement mais je pense que je n’ai plus aucune frustration lorsque je renonce à un achat car il me paraît trop futile. Bien sûr je continue à me faire plaisir mais cela se traduit le plus souvent par une sortie cinéma, un rendez-vous dans un salon de thé avec une copine ou un restaurant avec mes trois enfants. Moins d’objets rentrent donc dans ma maison comparé à il y a dix ans.

l'art du désencombrement

Mes déménagements successifs m’ont permis ensuite de faire du tri dans ce que je possédais et qui envahissait mon garage et mon appartement.

La première fois, je le reconnais ce fut un peu contrainte et forcée puisque je passais d’un F4 de 100m2 à un F3 de 60m2, l’une de mes filles quittant la maison pour ses études et notre appartement étant devenu trop cher à financer. Ce tri-là n’a pas été fait de gaîté de cœur. Mais il a été fait quand même ! J’ai donné des meubles devenus inutiles, certains jouets des enfants qu’ils n’avaient pas touché depuis plusieurs années, tous leurs cahiers d’école stockés au garage dont je ne savais que faire (sauf ceux qu’ils ont souhaité conserver). J’ai fait une sélection des quelques livres de littérature de jeunesse qui avaient été des hits à la maison et j’ai aussi donné tout le reste. Avec ce déménagement c’était une page qui se tournait, celle de la petite enfance et de l’enfance de ma progéniture. C’était difficile à faire mais je me suis sentie vraiment allégée une fois la tâche accomplie. A cette occasion j’ai commencé à prendre des photos de certains objets qui nous quittaient pour pouvoir en parler dans notre album familial et en garder ainsi une trace moins encombrante.

Lors du deuxième déménagement c’est avec joie que j’ai fait un tri franc et massif , de meubles mais surtout de mes propres affaires. Entre temps j’avais lu le livre de Marie Kondo « La magie du rangement » ainsi que celui de Dominique Loreau, « L’art de l’essentiel » (deux ouvrages que je vous recommande si vous souhaitez désencombrer votre intérieur) et mon rapport aux objets avait continué à évoluer. Je n’ai vraiment gardé que ce qui me remplissait de joie et m’était réellement utile. J’ai pu ainsi me débarrasser d’une bonne partie de mes livres (moi qui en était bien incapable auparavant), de certains cadeaux qui avaient rempli depuis longtemps leur office, de presque tous mes CD, de vieilles parures de draps qui ne servaient jamais, d’un tas d’ustensiles de cuisine que je n’avais pas utilisés en 4 ans. Tout mon matériel de scrapbooking accumulé pour les ateliers a été donné à l’association d’une copine et je n’ai gardé qu’un kit de base composé de quelques outils (heatgun, massicot), du gesso et des encres, des tampons et quelques papiers imprimés.

Là encore j’ai pris en photo quelques objets avant de les donner, pour pouvoir tout de même les garder dans la mémoire de mon album familial.

Aujourd’hui, en dehors de quelques exceptions tous les objets qui m’entourent me remplissent de joie selon l’adage de Marie Kondo. J’ai envie de poursuivre ce travail de mémoire des objets qui font partie de ma vie et de ce qu’ils racontent de mon histoire.

C’est pour cela que j’ai créé l’atelier « Les objets racontent… » qui débute lundi 26 Mars. Les inscriptions sont ouvertes, je vous invite à nous rejoindre si vous aussi vous souhaitez écrire l’histoire des objets qui vous sont chers et par là même votre propre histoire ! >>>> je rejoins l’atelier « Les objets racontent… »

Cet article a 2 commentaires

  1. Ah ah je me retrouve dans ton article, le minimalisme est quelque chose que je voudrais toucher du doigt dans ma future maison et quelque chose aussi que j’espère initier à mes enfants, nous faisons d’ailleurs très souvent du tri ensemble.
    Steph bravo pour tes articles et tes ateliers, belle source d’inspiration et tes photos sont top !
    Bise

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