Dans mes ateliers d’écriture, depuis un an, je propose aux participantes un petit jeu sous forme de carnet voyageur. J’envoie un carnet vierge à l’une des participantes, elle y écrit un texte soit qu’elle a créé soit d’un auteur qu’elle affectionne particulièrement, elle y met une touche de décoration si elle en a l’envie et le carnet repart chez la participante suivante. Ainsi se construit une œuvre collective, mémoire de notre atelier et témoin de notre intérêt commun pour l’écriture.

Il y a deux semaines le premier carnet voyageur m’est revenu. Il a fait un voyage d’un an, restant bloqué ici ou là dans un tiroir, partant à la mauvaise adresse et revenant à son expéditeur, mais finalement atteignant son but, ma boite aux lettres ! J’ai vraiment ressenti une grande émotion en le recevant. C’était donc possible !

Car ce n’était pas sans risque. Il est passé par la Suisse, la région parisienne plusieurs fois, le centre de la France, le midi puis la Réunion et le Québec. Nous avons été quatorze à laisser notre trace entre ses pages. Et nous avons réussi !

Je suis fière qu’aucune n’ait eu envie de l’oublier dans un tiroir. Je suis fière que celles qui avaient laissé passer le temps parce que le quotidien avaient repris le dessus n’aient pas eu honte et lui aient finalement fait sa fête pour qu’il continue son voyage. Je suis fière que chacune ait cru en cette aventure futile mais émouvante. La règle du jeu (établie par moi-même) c’est qu’à la fin, après l’avoir montré à tout le monde je doive faire un tirage au sort et l’envoyer à l’heureuse gagnante. Là tout de suite je la trouve un peu dure à appliquer cette règle. J’ai un peu du mal à me séparer du bébé définitivement. Un peu comme si en l’envoyant à sa future propriétaire je refermais définitivement la porte sur cette belle aventure, cette belle réussite collective.

Le dernier carnet voyageur créé pour un atelier, tout habillé de papiers de la marque Wak-up créée par mon amie Séverine

Mais comme les règles sont les règles, avant de le renvoyer, j’écris cette petite chronique pour me rappeler que même si un projet paraît périlleux et repose sur la bonne volonté de nombreuses personnes, s’il nous tient à cœur, c’est important de tenter sa chance et d’avoir la foi. Parce qu’on pourrait bien être surpris par le résultat.

Pour finir cette chronique je voudrais te partager le texte que j’avais écrit dans ce premier carnet voyageur. C’est un texte de Marianne Williamson qui me fait du bien, qui me pousse à déployer mes ailes et à ne pas renoncer. Je l’ai déjà partagé mais j’aime de temps en temps m’y replonger, alors peut-être que toi aussi. Si comme à moi on t’ a souvent dit « qu’on n’était pas là pour se faire remarquer » dans ton enfance (avec une variante assez comique pour l’animatrice que je suis devenue « on n’est pas là pour faire l’animation ») et si on t’a plutôt enjoint à faire preuve de modestie je suis sûre qu’il va te parler !

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C’est notre propre lumière et non notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous posons la question…
Qui suis-je, moi, pour être brillant,radieux, talentueux et merveilleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu.
Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
Nous sommes tous appelés à briller, comme les enfants le font.
 
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous,
Et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.

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