(chronique sensible du 22 Juin)

Ce titre est un peu truqué, juste pour te mettre la chanson dans la tête. Parce qu’en réalité, tu le sais si tu suis mes chroniques sensibles depuis un petit moment, ma saison préférée n’est pas l’été mais le printemps. Vient ensuite l’automne. En fait je préfère les saisons en demi-teintes, celles qui ne nous éprouvent pas trop physiquement par trop de chaud ou trop de froid et qui subliment la nature. L’été tout semble un peu suspendu. Pourtant il y a de la vie partout, en particulier dans les potagers, mais la chaleur fige cela dans des instantanés immobiles.

Et donc dans ce classement un peu futile, l’été arrive en troisième position. Avant l’hiver tout de même car c’est une période de vacances, de rythme différent, de rencontres, d’expériences inédites. De rupture aussi, pour mieux redémarrer.

Mon été commence immanquablement de la même façon depuis quelques années. Je me promets d’aller à la fête de la musique car j’ai mille invitations d’amis, musiciens ou danseurs à venir les applaudir ou danser avec eux. Chaque année j’ai vraiment envie de participer à ce moment typique de la vie française, car c’est l’occasion de croiser de vieilles connaissances, de passer un bon moment et de se réjouir de ce solstice. Sauf que chaque année le 21 Juin arrive, et que le mois de juin étant ce qu’il est, je suis épuisée. La chaleur strasbourgeoise aidant, je jette l’éponge en général dans l’après-midi. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle.

Il faut dire que je suis allée voir « On a vingt ans pour changer le monde » au ciné hier soir, film suivi d’un débat très intéressant (à vrai dire je l’ai trouvé plus intéressant que le film mais c’est aussi que j’ai déjà vu beaucoup de documentaires ou de films sur le thème de l’agriculture biologique et de la permaculture) avec le créateur des fermes d’avenir dont parle le film et des porteurs de projets en agriculture bio ou permaculture alsaciens. Et bien sûr, après le débat, il a fallu débriefer avec les amis autour d’un verre et je n’ai retrouvé mon lit que vers 1h du matin. A ce moment-là je savais déjà que ma fête de la musique était bien compromise.

Puis s’en vint le spectacle de fin d’année de danse. Parfois comme l’année dernière l’ordre est inversé, c’est un peu étrange mais pas si perturbant que ça ! C’est aussi du genre épuisant fatigant, mais étrangement ça remplit aussi d’énergie. Les sourires, la fierté de l’avoir fait, le bon temps passé dans les coulisses avec les copines, les costumes tout colorés… même si parfois les répétitions d’avant-spectacle sont un brin pénibles (surtout quand elles sont à 8h30 un dimanche matin) c’est aussi l’un de mes rituels d’entrée dans l’été que j’apprécie beaucoup.

crédits photo : B.F.

 

Et arrivent Juillet et Août. De tout temps j’ai beaucoup bougé en été. Du coup, j’ai du mal à envisager l’été en restant chez moi. Enfant je partais en colo puis en vacances avec les parents. Adulte j’ai soit travaillé (mais étant animatrice je partais aussi en colo ou trois années de suite dans un centre de vacances qui était dans les charentes-maritimes), soit voyagé, avec le père de mes enfants, en famille, avec une amie. J’ai aussi animé des stages BAFA ou suivi des formations professionnelles pour moi. Je profite aussi de l’été pour passer un peu plus de temps avec mes parents, aller visiter des amis qui se sont exilés loin de l’alsace (quelle idée!) Mais à chaque fois je déserte mon appartement une bonne partie des deux mois d’été (mes plantes vertes en ont acquis une certaine résistance à la chaleur et à la sécheresse!)

Cela devient un peu plus compliqué depuis que je suis entrepreneure parce que même si je peux travailler de partout je suis quand même beaucoup moins productive que chez moi. Alors je mets certains programmes entre parenthèses et je m’organise pour le reste, mais c’est certain que ça ajoute un peu de stress à cette fin de mois de Juin.

Cet été je devrais donc naviguer en Isère, en Savoie et dans les Hautes-Alpes au mois de Juillet puis au Burkina Faso pendant deux semaines au début du mois d’août où là je déconnecterai complètement. C’est facile, le wifi n’existe pas là-bas à part peut-être à l’ambassade à Ouagadougou, et trouver une carte locale qui donne accès à internet est un chouilla compliqué quand on ne maîtrise pas trop les us et coutumes. Facile donc et surtout salvateur quand, comme moi, on travaille toute l’année sur son ordinateur avec une forte présence sur les réseaux sociaux!

Mais rassures-toi j’ai prévu quand même de tenir les chroniques sensibles. J’ai commencé une petite série sur mon voyage de l’année dernière, qui grâce à mon auto-répondeur programmable t’arrivera chaque matin à 7h (sauf si toi aussi tu décides de te déconnecter!!)

Je me sens chanceuse et me réjouit du bel été haut en couleurs qui m’attend et de toutes les choses que je vais récolter dans ma besace de vie !

Bel été à toi !

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