Cela fait bien (trop) longtemps que je ne suis pas passée par ici. Un printemps chargé du côté de ma vie de famille, des hésitations aussi sur ce que j’avais envie d’écrire sur ce blog, sur MON blog, ont fait que je me suis un peu éloignée de lui et donc de toi, qui vient me lire régulièrement.

Aujourd’hui l’heure de la reprise a sonné pour moi. Je suis heureuse de reprendre le travail, de me fixer des objectifs pour l’année à venir pour Créer etc., de réfléchir à ce que j’ai envie de faire, ce que je veux te proposer pour t’accompagner dans la découverte et la pratique de l’écriture de soi et aussi comment je souhaite être en lien avec toi.

Il y a deux ans je commençais à écrire chaque jour sur ce blog. Un peu de mon quotidien, un peu de mes réflexions, un peu de mes découvertes en matière d’écriture introspective. Cet exercice m’a permis de gagner en confiance en moi en ce qui concerne la rédaction et d’écrire de manière plus fluide, plus spontanée. Cela s’est transformé quelques mois plus tard en « Chroniques sensibles », un billet quotidien que j’envoyais aux personnes qui y étaient abonnées. Les « Chroniques sensibles » ont duré un an. Un an de plaisir. Un an de partage. Elles se sont arrêtées car je ne trouvais plus l’espace pour elles dans mon emploi du temps d’entrepreneure désirant voir son bébé entreprise grandir et prospérer.

Les articles sur le blog sont devenus un peu plus techniques, des sources d’information pour toi qui souhaite écrire pour développer ton bien-être. J’aime transmettre ce que je sais pour que tu puisses l’expérimenter. C’est une de mes missions. Mais partager ce que je vis, ce que je ressens, ce que j’expérimente est tout aussi précieux. Pour moi et pour toutes celles qui me lisent et qui se reconnaissent dans mes émotions et ces moments de vie.

J’ouvre donc cette nouvelle saison de blogging avec l’intention de trouver un équilibre entre le partage de savoir et le partage d’émotions !

Et là tu te demandes le pourquoi du comment du titre de mon article. C’est qu’on vient juste de finir la très longue introduction et que c’est maintenant qu’on rentre dans le vif du sujet, mes impressions de l’été 2019.

De tout temps j’ai été très gâtée car l’été pour moi rimait avec départ, voyage, dépaysement, rencontres, retrouvailles, changement d’air, grands espaces, valises, passeport… quelque soit l’état de mon compte en banque je me débrouillais pour partir. Ce qui signifie que parfois (souvent même) je suis partie pour travailler ailleurs, en encadrant la plupart du temps des centre de vacances ou des stages BAFA. Parfois je ne partais qu’à une trentaine de kilomètres de chez moi, mais je partais.

Et puis cette année, un concours de circonstances a fait que je ne suis pas partie. Enfin plus précisemment je suis partie un week-end chez des cousins en Savoie et quatre jours chez ma fille à Paris. Deux mini-séjours qui m’ont réjouie mais qui n’ont pas suffi à me donner le sentiment de quitter la maison.

Pendant tout le début de l’été, l’idée même de rester à la maison m’a, je l’avoue, un peu angoissée. J’en ai beaucoup parlé, dans mes pages du matin, à mon mari, à mes enfants, à mes laborantines. J’essayais bien sûr de voir le bon côté des choses car je culpabilisais de me plaindre ainsi d’une situation somme toute très banale pour une grande partie de la population, mais mes interlocuteurs n’ont pas été dupes et ont bien compris que ce n’était pas la sérénité qui m’envahissait lorsque j’abordais le sujet.

Et puis l’été a défilé. Et même s’il en reste un bon bout, je peux déjà faire un premier bilan de cet été à la maison.

J’ai vécu lentement. Et j’en suis fière. J’aurais pu il est vrai, et c’était mon intention de départ, on ne se change pas aussi facilement,faire un grand ménage, du tri, créer un album photo des premiers mois de mon petit-fils, tester des nouvelles recettes, coudre ces housses de coussins qui sont dans un coin de ma tête depuis mathusalem… Mais non. J’ai pris le temps de ne rien faire. Ou plutôt de faire tranquillement les petites choses du quotidien.

J’ai marché. Chaque matin ou presque, même les jours de canicule, j’ai chaussé mes baskets pour aller me balader autour de chez moi. Petit à petit les tours se sont agrandis, j’ai testé de nouveaux chemins, découverts de petits coins ombragés pour lire, écrire. Et aujourd’hui, je marche chaque jour deux fois plus que je ne le faisais au mois de juin.

J’ai écrit. Beaucoup. Mes pages du matin bien sûr, avec assiduité. Des lettres aux laborantines. Un journal de bord de mon corps que je tiens maintenant depuis quatre semaines. Et le quotidien de cet été sans fioriture mais avec tellement de petits détails croustillants.

Une fois entrée dans ce quotidien estival, mes angoisses sont peu à peu tombées. J’ai pu simplement profiter de ce qui s’offrait à moi : du temps, du calme, un balcon, une petite brise fraîche, une plante à bouturer, un cahier où écrire, la visite d’un ami, un chemin à l’ombre des grands bois, une série palpitante, une discussion avec mon mari, un roman envoûtant, un orage bienvenu..

Je me rends compte après ce mois paisible à marcher, écrire, vivre lentement que je sais exactement ce que je veux pour l’année à venir. Quelles sont mes intentions, mes objectifs, mes priorités. Je suis prête à passer à l’action. Prête à passer la vitesse supérieure.

J’ai de la gratitude pour cet été à la maison qui m’a offert, à l’insu de mon plein gré, la « slowlife » et ses bénéfices que vantent tous les magazines !

Saison 2019/2020, je suis prête !

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Cet article a 2 commentaires

  1. Rebonjour et merci pour ce beau message, contente pour toi qui s’est retrouvé ! Mes vacances ont été plus bougeantes que les autres années et surtout des sorties inattendues ! Pourrais tu nous parler un peu plus de ton journal de bord de ton corps ? Ou peut être l’a tu déjà prévu ? Mon projet pour les mois à venir c’est être à mon écoute et penser à moi, tes ateliers précédents m’ont guidés !
    Merci encore et bonne soirée
    Ps: je n’ai pas lâcher les pages du matin pendant ces mois d’été, j’ai même eu le bonheur d’écrire à 6h du matin sur une place normande, un régal, je me suis même offerte une méditation

    1. Oui je pense que j’en parlerai dans un live… j’attends juste d’avoir un peu plus de pratique pour en tirer encore plus de conclusions et pouvoir donner de bons conseils ! Bravo pour les pages du matin !

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