Bon maintenant que j’ai commencé forcément,  faut que je vous raconte la suite de mon épopée …

Après avoir erré dans l’aéroport comme une âme en peine à la recherche d’un spot Wi-Fi, j’ai fini par comprendre qu’il y avait du Wi-Fi partout et que c’était juste moi qui n’arrivait pas à connecter ma tablette.

L’émotion ça paralyse quelques neurones que voulez-vous…

Enfin reliée au reste du monde, j’ai pu partager avec mes filles ma mésaventure et les rassurer un peu sur mon état ( au pic de stress je les avais jointes au téléphone via une bonne vieille cabine à pièces vu que mon téléphone pas smart avec forfait à 2 euros ne réagit plus en dehors des frontières françaises, histoire de demander à l’une dont j’avais le numéro de prévenir l’autre de ne pas aller m’attendre à l’heure prévue) puis ajouter les détails croustillants à l’article que j’avais prévu de vous partager le lendemain et vous l’envoyer sur le champ. Je vous remercie de tous vos mots doux et encourageants ! Puis j’ai attendu patiemment l’enregistrement du vol suivant en écrivant mes mésaventures dans mon carnet de voyage et en croisant les doigts pour avoir une place… Ce qui fut le cas… ouf !

Printemps estonien

 

Bon. Ce ne fut pas pour autant de tout repos. Je me suis retrouvée placée en plein milieu d’un groupe de préados estoniens déchaînés. Mais vraiment préados et vraiment pile au milieu. Je pense que j’ai hérité de la place de celui qu’ils ont perdu durant le voyage scolaire en allemagne. Je vois que ça.

Bon alors j’ai profité de ma position privilégiée pour faire quelques observations sociologiques. J’ai été bien déçue. En dehors de la maîtrise de l’anglais nettement supérieure   à celle du préado français rien ne peut vraiment les différencier. A 21h au retour d’un voyage scolaire ils ont un taux de sucre dans le sang assez proche du coma diabétique et donc un niveau d’excitation proportionnel. Malgré tout ils continuent à manger des bonbons ce qui vous donne l’impression de voyager dans une boîte de Haribo. Au passage du chariot des boissons ils commandent tous ou presque des sodas entraînant immanquablement un bon vieux concours de rots. Le sucre transformé en énergie les empêche de rester assis plus de 5 minutes malgré les jeux vidéos sur leur tablettes et leurs portables.
J’ai donc du mettre en place un plan de sauvegarde de mon calme et n’ai donc pas trop hésité au passage de l’hôtesse : « a glass of white wine please !  » Oui, c’est vrai je ne bois quasiment plus jamais. Mais là il fallait déjà que je célèbre le fait de ne pas passer la nuit à l’aéroport de Francfort et aussi que je me donne le plus de courage possible pour la fin du vol. Cas de force majeure en quelque sorte.
Surtout que bon, quand on est habitué aux vins alsaciens, même si on ne boit presque jamais, on comprend dès la première gorgée que le vin blanc de la Lufthansa, sert essentiellement à se détendre. Et même si j’ai l’air de dénigrer  j’étais  pleine de gratitude pour ça, croyez moi !

Nous avons atterri à Tallinn sans encombre sous les hurlements de joie de la troupe de prépubères baltes.  J’ai retrouvé dans l’ordre mon sac et ma fille bien heureuse d’enfin mettre la main sur sa mère avant que celle-ci ne commette un nouvel impair.

Aujourd’hui Tallinn m’accueille avec une tempête de neige… notre sortie du jour s’est donc limitée au tour du quartier emmitouflées jusqu’aux yeux me permettant de découvrir ainsi le climat typique… on en a ramené l’essentiel, une tablette de chocolat pour tenir l’après-midi en buvant du thé sous un plaid. Et on s’en moque le 1er mai c’est le jour du printemps ici ! En attendant je vais pouvoir me remettre de toutes ces émotions !

Cet article a 4 commentaires

  1. WOuah! extra tes aventures Steph!merci pour la suite des épisodes.Effectivement,après l’incident de Francfort,te étais obligée de continuer.On voit la neige et je me suis demandée si c’était une tempête de neige ou de pluie.Bon,te voilà au chaud.Étonnants tes estoniens!tu m’aurais dit qu’il s’agissait d’Américains,l’histoire du sucre,je l’aurais compris…vu leur poids.Bon demain ce sera le premier mai et je posterai,même si elle ne part que mardi,ma première carte du défi des 31 cartes de Mai.Bises à partager avec ta fille.Hélène

  2. Coucou Stéphanie! Profite-bien de ton séjour avec ta fille.Ici à Nice pas de tempête de neige mais pluie et froid.Bon 1er Mai.Je vais réfléchir si je participe au défi carte.Gros bisous. Elisabeth

    1. merci beaucoup ! aujourd’hui le soleil était au rendez-vous ! 🙂

  3. J’aime te lire… J’imagine ces situations et ton calme olympien face à elles…:)
    Continue d’écrire car j’embarque sans hésiter;)
    Je te souhaite un très joli séjour avec ta fille:)

    Bisous!

    Marielle.

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