Aujourd’hui j’ai envie de vous raconter ce qui est pour moi ma plus belle sortie de zone de confort. Pas la plus extraordinaire non, pas la plus dangereuse c’est certain, pas non plus celle qui m’assurera un passage dans le journal ou mieux à la télé… mais certainement celle qui à ce jour m’a permis de vivre le plus de belles émotions et qui m’apporte un véritable bien-être au quotidien !

le hohwald

J’ai toujours aimé être au grand air, au cœur de la nature. Parce que depuis que je suis née ou presque je me suis baladée, d’abord dans le dos de mon père puis par mes propres moyens, parce que j’ai grandi à 1000 m d’altitude entourée des montagnes, parce que même pendant mon adolescence alors que je clamais haut et fort que vraiment c’était trop nul, je ne détestais pas les randonnées et les balades… Oui résolumment j’ai aimé ça.

Et puis la vie a fait que je m’en suis éloignée. D’abord parce que j’avais d’autres choses à découvrir… Ensuite parce que je vivais avec quelqu’un que cela n’intéressait pas… et puis parce que les enfants étaient petits… Et puis et puis et puis… les enfants ont grandi, et l’envie est revenue discrète d’abord puis de plus en plus forte… Et les peurs et les freins avec…

sortie de zone de confort

Ma première stratégie a été de vouloir emmener les enfants avec moi. Et nous en avons eu de belles de balades ça c’est vrai. Et déjà c’était une sortie de zone de confort d’embarquer pour une randonnée de quelques heures dans les Vosges avec une troupe joyeuse certes, mais assez récalcitrante à la marche et aux beautés de la nature. Trois adolescences successives ont fini par (presque) me décourager d’organiser ce genre d’expédition familiale.

Et me voici donc avec mon envie de belles randonnées et le manque de randonneurs autour de moi. Pendant longtemps je me suis résignée donc, à attendre une invitation d’un ami à aller se balader ou la bonne volonté des enfants encore présents (oui parce que quand même parfois je m’y risque encore et il leur arrive de jouer le jeu !) Parce que je n’imaginais pas marcher seule. La peur de la solitude était plus forte que l’amour de la nature et le plaisir de la marche. Je pensais que ce serait trop triste de faire ça seule, que ce serait comme un échec. Je ne sais pas d’où je tenais cette idée, mais elle était là en moi et m’empêchait de faire quelque chose que je savais pourtant plaisant pour moi. Me confronter à ma solitude était clairement en dehors de ma zone de confort et je préférais me priver de randonnées que de m’imaginer marcher seule.

sortie de zone de confort

Cette peur c’était aussi la peur du regard des autres. Pour moi dire que j’allais randonner seule était comme l’aveu d’un échec dans mes relations sociales. Alors que la réalité est toute autre que je suis une personne très sociable et avec une vie relationnelle riche. Je n’avais juste pas d’amis disponibles pour randonner. Mais mon cerveau faisait ce raccourci et bloquait donc.

Heureusement mon envie a été vraiment plus forte que ma peur. Il y a eu deux déclencheurs. Le premier est que j’ai pu faire en peu d’intervalles plusieurs randonnées (en compagnie donc) durant lesquelles mon envie s’est définitivement réveillée. Le deuxième c’est quelqu’un qui m’a simplement dit : « mais pourquoi tu n’y vas pas seule? » un jour que je lui disais que j’aimerai tellement faire plus de randonnées. Et ce jour-là j’ai été suffisamment réceptive pour entendre l’évidence dans cette question et ne pas écouter les petites voix de mes peurs. Et j’ai pu sauter le pas. Enfin.

sortie de zone de confort

Et j’ai renoué avec ce plaisir immense d’être en pleine nature. Avec celui de l’effort récompensé par la surprise de croiser un renard ou un magnifique paysage. Et j’ai découvert l’apaisement que procure une randonnée en solitaire, l’introspection, les sens en éveil, les émotions décuplées parce que justement on les vit de manière plus intenses de par la solitude. J’ai découvert et j’ai adoré. J’ai appris que la solitude d’une façon générale si elle n’est pas subie est un magnifique cadeau et une façon de se ressourcer sans nulle pareille. Et que c’est en me promenant seule que je fais le plus de rencontres et de découvertes. J’ai développé des compétences en orientation, en lecture de cartes et de paysages. Et ce (finalement) tout petit pas m’a donné envie d’en franchir de plus grands pour encore plus de plaisir et de joie !

Et vous, avez-vous une sortie de zone de confort mémorable, l’une de celle qui vous transforme mine de rien et vous ouvre un monde jusqu’alors méconnu ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

Cet article vous a plu ? Inscrivez-vous à la newsletter pour ne plus en rater un seul !

 

 

Laisser un commentaire

pulvinar sed Praesent felis risus Donec fringilla amet, luctus lectus libero eleifend
×
×

Panier