Me voici de retour après un bon mois et demi d’absence estivale. Un mois et demi pour me ressourcer, aller à la rencontre du monde et des autres ! Peu à peu je me remets au travail et la rentrée se prépare du côté de Créer etc. avec notamment le nouveau site tout beau tout chaud. As-tu pris le temps de le visiter ? N’hésite pas à me donner ton avis !

Mais aujourd’hui alors que le ciel est tout gris chez moi j’ai eu envie de prolonger encore un peu l’été et de vous emmener avec moi en balade. Prêt(e) ?

Le plateau d’Emparis (chronique sensible du 19 Juillet 2018)

L’une de nos balades familiales un peu mythique est celle qui monte au plateau d’Emparis puis au Lac Lérié et au Lac Noir en partant du village du Chazelet. C’est une randonnée par ailleurs assez fréquentée car une partie du chemin est le GR54 qui traverse tout le massif de l’Oisans.

Pour ma part j’ai du y monter une dizaine de fois. La première j’avais 14 mois portée par mon père, installée confortablement dans le sac bébé. Pour la petite anecdote, j’avais ce jour-là, malgré toutes les précautions prises par mes parents, attrapé un majestueux coup de soleil. La montagne est traître pour les peaux de bébé toutes fines et on n’est jamais assez prudents.

J’ai ensuite fait plusieurs fois le chemin durant mon enfance et mon adolescence et une ou deux fois à l’âge adulte. Il y a deux ans, alors que j’y retournais après plus de dix ans d’abstinence, j’ai découvert que le Lac Noir était la réplique exacte de mon « espace-refuge » imaginé lors d’un exercice thérapeutique en 2013. C’est dire si cet endroit s’est inscrit dans mon subconscient au fil des années, pour devenir un lieu de référence, rassurant et réconfortant. Je t’ai d’ailleurs raconté cette anecdote dans l’un de mes articles de l’été dernier que tu pourras trouver sur mon blog (ma connexion est tellement faible ici que je ne peux pas vérifier mais je pense qu’il s’agit de « Et si je laissais pousser mes racines »).

A l’heure où je t’écris ma dernière visite au plateau remonte à l’année dernière. Mais je suis presque sûre que d’ici la fin de la semaine, nos godillots auront à nouveau foulé ces sentiers. C’est pour ça que dans cette chronique, j’ai décidé de t’y emmener, pour te partager cet endroit à la fois familier et extraordinaire.

Il faut que tu saches que le plateau, même si cela reste une randonnée familiale, se mérite. En effet elle commence par une longue montée en lacets (et en plein soleil si tu n’es pas assez matinal) à flanc de colline. L’hiver ces pentes font une fabuleuse piste de ski mais l’été, les escalader te laisse le souffle (très) court et les redescendre, les jambes flageolantes. Heureusement deux bancs installés presqu’au sommet te servent de ligne de mire et te proposent un repos bien mérité lorsque tu les atteins après une heure d’efforts. Tournés vers la vallée, ils offrent une vue imprenable sur le village tout en bas et tout le massif de la Meije.

Une fois reparti, tu arrives assez rapidement sur les bords du plateau. Là marmottes, vaches et moutons sont au rendez-vous. A l’automne dernier j’y ai même croisé un renard. S’amorce alors la traversée du plateau. Deux heures de marche environ en légère montée, dans un paysage majestueux avec sur la droite le massif de la Meije et tout autour les prairies du plateau. Régulièrement un cri de marmotte trouble le silence t’incitant à t’arrêter et à rechercher autour de toi si la responsable de cet appel est visible à l’œil nu. Le plus souvent elle est assez proche et se laisse admirer, habituée aux marcheurs.

Enfin, après une petite montée, tu arrives au premier lac, le lac Lérié. Une pure beauté, posée tout au bord du plateau avec un simple renfort de rochers le retenant au bord du précipice. Dans ses eaux se reflètent la Meije et parfois s’y baignent quelques génisses peu farouches. Après l’avoir admiré tu repars. Une dernière grimpette dans les rochers, où poussent ici et là des edelweiss et te voilà au bord du lac Noir.

Ses rivages sont un peu plus accueillants que son prédécesseur avec au choix des petites plages herbeuses ou de larges rochers. Ici tu peux parfois croiser des pêcheurs et les jours de très grosses chaleur, quelques baigneurs ne craignant pas l’eau froide. C’est là que tu t’arrêtes pour un pique-nique bien mérité et une longue sieste. Là encore le paysage est somptueux et le calme environnant t’apporte une sérénité sans nulle autre pareille.

Après une heure, deux heures, parfois plus si vraiment la météo le permet, l’heure du retour a sonné ! Tu remets ton sac sur le dos et tu repars, soit par le même chemin, soit, si tu es très courageux par un autre un peu plus long qui te permettra de faire un grand circuit.

Tu rentres dans ta location fourbu mais les yeux et le cœur remplis des merveilles glanées tout au long de la journée.

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