Aujourd’hui j’ai fêté mes 46 ans. J’ai eu une journée parfaite et ce n’est pas encore fini. Oui je sais je vous l’ai déjà fait le coup de la journée parfaite mais quand même honnêtement elles ne sont pas si courantes ces journées alors c’est bien de les garder en mémoire.  Et de le dire aussi autour de soi. Pour que les autres croient que c’est possible d’avoir des journées parfaites. Même quand la vie nous remue beaucoup.
« Ok, mais toi c’est facile »me direz-vous, « tu joues les touristes à l’autre bout de l’Europe ! » C’est vrai, je suis quasiment en vacances ( je travaille quand même un peu pour Créer etc. ), le soleil a brillé toute la journée, j’ai passé un moment à la plage à regarder les vagues et les ferries partir vers Helsinki, j’ai découvert grâce à une longue balade un autre quartier de Tallinn, ma fille m’a invitée pour le déjeuner dans un restaurant vegan absolument fabuleux, j’ai ensuite travaillé seule dans un salon de thé parfait pour ça en buvant du thé au jasmin puis je suis rentrée à pied en passant par le supermarché pour pouvoir préparer le pique-nique pour notre balade de demain sur la côte sauvage.

je célèbre mes 46 ans
D’ailleurs j’ouvre une parenthèse : avez-vous remarqué à quel point un supermarché devient beaucoup plus passionnant quand tout est différent et que chaque choix d’article est une petite aventure en soi ? J’ai du y passer trois bons quarts d’heure pour cinq articles à essayer de deviner ce qui se cachait sous les emballages (l’estonien fait partie des langues vraiment très différentes de celles qu’on peut apprendre à l’école française. ..) et à voir les produits étranges que je ne connaissais pas en essayant de deviner derrière tous ces produits la vie des gens en Estonie. Je crois que les visites au supermarché sont l’une de mes activités préférées quand je suis en voyage ! Certains courent les musées, moi c’est le Solaris ou le Rimi (supermarchés locaux). Et ceux qui me connaissent verront bien le cocasse de la situation puisque les courses dans mon quotidien français c’est la tâche ménagère que j’aime le moins ! Mais j’aime à me projeter dans le quotidien des personnes qui vivent dans le pays que je visite, je crois que ça m’intéresse plus que les vieilles pierres ou les sites remarquables (même si j’apprécie quand même faut pas non plus exagérer ! ) Immanquablement quand je suis dans un pays que je découvre il y a un moment où je me demande, « si je vivais ici à quoi ressemblerait ma vie ? » et c’est certainement pour cela que je m’attache à ce genre de détails… que sont les supermarchés. Je ferme cette grande parenthèse.
Donc nous en étions au moment où vous me disiez que c’était facile pour moi de passer une journée parfaite, touriste que j’étais à l’autre bout de l’Europe. Et c’est vrai. Mais en partie seulement.
Je connais un temps pas si lointain où j’aurais beaucoup pleuré sur mon sort. Déjà je ne suis même pas sûre que j’aurais fait ce voyage par peur d’y aller seule (bon quand on voit ma capacité à rater les avions, en même temps je n’aurais peut-être pas eu tort ah ah ! ) donc je me serais morfondue chez moi. Ensuite j’aurais trouvé que passer une partie de la journée toute seule alors que c’était le jour de mon anniversaire c’était quand même pas la gloire. Et puis j’aurais remarqué tous ceux qui oubliaient de me fêter mon anniversaire (dont l’ado de service qui me doit la vie tout de même) plutôt que de fêter dans la joie avec tous ceux nombreux qui n’oublient jamais ou qui cette fois y auraient pensé. Enfin, j’aurais comptabilisé cette année de plus à mon compteur comme un nouveau boulet à mon pied, ou un pas en moins me séparant de la mort, m’empêchant de voir le beau chemin parcouru, les expériences  inoubliables et irremplaçables et toutes celles qui m’attendent  encore au détour du chemin ( ou d’un aéroport ah ah ! -bis).
J’ai connu des journées d’anniversaire d’une tristesse absolue car je n’avais pas la conscience que je n’avais qu’à décider qu’elles soient parfaites et tout faire pour que ça se réalise.
Ce n’était pas une question de paysage, ce n’était pas une question de personnes autour de moi, ce n’était pas une question d’âge, c’était une question de décision.

Il y a quatre ans j’ai décidé que toutes mes journées d’anniversaire seraient dorénavant parfaites. Ce matin je me suis donc mise dans la peau de celle qui passerait une journée idéale. Et ce fut parfaitement réussi !
A tous ceux qui ont aussi connu des anniversaires déprimant je vous souhaite de décider que le dernier était le dernier ! Fêtez quoiqu’il arrive, réjouissez-vous de toutes les attentions même les plus infimes, et savourez vos aventures passées en attendant les prochaines !

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