Il y a des jours comme ça où rien n’avance vraiment comme vous l’aviez prévu et vous l’aurez deviné c’est l’une de ces journées que je viens de vivre alors que je me pose devant mon clavier pour vous écrire.
Pour moi le 15 août c’était le synonyme du retour au boulot et à l’organisation avec un grand O. Mon bullet journal à la main je m’étais planifié une bonne petite journée, avec quand même plein de petits moments de plaisirs et de détente (pour moi ça sert à ça l’organisation, à arriver à prendre soin de soi et de son équilibre et à travailler). Réveil matinal, balade découverte autour de mon nouveau village, écriture, préparation des ateliers, cuisine, ménage même, bref… tout était listé, la journée fluide était devant moi !
Bon c’était assez mal parti vu qu’à 1h du matin je ne dormais toujours pas… va savoir pourquoi, moi qui m’endormait comme une masse les jours précédents, impossible de trouver le sommeil. Sûrement trop d’excitation à l’idée de reprendre le travail pour les ateliers (et je ne suis même pas ironique en vous écrivant ça!). J’ai quand même émergé plus tôt que prévu , l’église de mon village toute proche sonnant un espèce d’angélus à 6h du matin que je n’ai pas encore eu le temps d’intégrer à mon sommeil… J’ai adoré les appels à la prière au Burkina Faso (si si, je vous assure que je n’en ai pas loupé un seul), je découvre maintenant la version alsacienne ! Ah Ah ! Après avoir somnolé presque une heure en réfléchissant quel serait le moment idéal pour émerger et commencer mes pages du matin j’ai décidé sous l’influence de mon estomac (je suis faible!) que c’était plutôt l’heure du petit-déjeuner puis je suis partie en balade pour être sûre de ne pas me recoucher. Balade qui était très sympa mais le tour que je pensais faire en une heure a duré trois heures, deux heures de marche comme annoncé sur le panneau de la place du village lu un mois plus tôt (aïe ma mémoire) et une heure d’écriture posée dans un verger. Vous la voyez avancer là ma super journée de travail du 15 août ?

Il y a des jours comme ça...

Même en pressant le pas parce qu’un sms m’indiquait que ma fille au Burkina Faso essayait de me joindre via messenger je suis rentrée chez moi à plus de midi (mais ravie d’avoir fait cette balade!). Le coup de fil était pour m’annoncer son hospitalisation pour cause de palud et pneumopathie. Bon rassurez-vous elle est entre de très bonnes mains et il n’y a pas lieu de s’inquiéter mais moi je suis sa mère hein… donc ça m’a bien pris trois heures pour me remettre de mes émotions, envoyer des messages, appeler le papa, les grands-parents pour finalement me dire qu’il serait temps de passer à cette fameuse journée de boulot ! Ah ah ! 16H donc. La fatigue au corps avec toutes les émotions et le manque de sommeil et la tête à moitié dans un dispensaire de Bobo Dioulasso. J’ai ouvert mon bullet journal. J’ai vérifié. Je l’ai refermé. Et j’ai commencé à vous écrire.
J’ai vérifié quoi me direz-vous, bande de petits curieux que vous êtes ? Ben que je pouvais les laisser tomber pour aujourd’hui cette journée de boulot et cette to-do list parfaite !
Et c’est vraiment pour ça que je l’adore mon bullet journal. Bon je l’aime aussi parce qu’il est beau, parce que je m’amuse à y faire de belles décorations et à y écrire des citations inspirantes. Mais sa vraie fonction, c’est de me permettre de pouvoir lâcher prise quand vraiment j’en ai besoin comme en cette fin d’après-midi. C’est justement parce que j’avais préparé cette journée, que je connaissais les urgences et les priorités et qu’elles étaient inscrites que j’ai pu me dire que demain, finalement serait la journée parfaite pour préparer les nouveaux ateliers et avoir une organisation avec un grand O !
Et en plus ma to-do list est déjà toute prête avec un petit rajout « spécial mère inquiète » : – appeler l’assurance pour se renseigner sur les rapatriements sanitaires. On ne sait jamais, juste au cas où !

Je vous embrasse !

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