Il y a 5 ans j’étais en petite forme. Et c’est un euphémisme.

J’entrais dans un long hiver dont je n’allais ressortir qu’en Juillet grâce à une session thérapeutique de 5 jours qui allait changer le cours de ma vie ou tout du moins lui redonner un bon goût savoureux, celui qui fait qu’on se pourlèche les babines chaque matin rien qu’à l’idée de déguster la journée qui arrive.

Je venais de vivre une rupture amoureuse soudaine qui m’avait laissée pleine de questions et d’incompréhension et qui avait détruit le peu qu’il me restait de confiance en moi. Je naviguais en eaux troubles entre doutes et chagrin, découragement et manque d’envie. J’allais quitter mon travail d’animatrice que j’aimais beaucoup pourtant, parce que tout là-bas, me rappelait la fin de cette histoire et m’empêchait de faire mon deuil. J’étais tout le temps triste et pendant ces longs mois je pleurais chaque jour. Mes larmes étaient intarissables. Je ne savais plus les arrêter.

Heureusement j’étais soutenue de partout, j’avais de bonnes bouées de sauvetage, des qui ne vous lâchent pas à la première grosse vague.

Ma foi en la vie. Celle qui fait que jamais je n’ai envisagé l’irréparable parce que quand même, toujours au fond de moi tremblait la minuscule flamme de l’espoir.

Mes enfants. Les regarder vivre et les accompagner tant bien que mal, m’aidait à ne pas oublier que la vie était là tout près et qu’il fallait s’accrocher. Qu’on pouvait rire et s’amuser malgré la tristesse tout au fond.

5 ans

Mes amis. A m’ouvrir leur maison, leurs oreilles et leur cœur le temps d’un café et de quelques larmes versées, à envahir la mienne, pour un jeu de société (ah ! Les folles parties des aventuriers du rail…), une partie de « just dance », une soirée crêpes ou fêter la fin du monde (si si souvenez-vous en 2012… nous devions tous mourir sauf les élus…). A me proposer des petits boulots, des sorties.

Mes parents. A avoir fait celle que je suis et à m’avoir soufflé dans l’oreille que quoique je fasse et quoiqu’il m’arrive ils seraient derrière moi.

Les séries. Je serai éternellement reconnaissante à ces séries qui m’ont fait oublier le temps d’un ou de dix épisodes ce que j’avais sur le cœur. Merci à Breaking Bad et The Good Wife, merci The Wire et Grey’s Anatomy, merci Dr House et Fargo que j’ai regardées durant cette période. Elles sont de style et de qualité vraiment très diverses mais elles ont toutes une place spéciale dans mon cœur parce que je les ai vues durant cette période.

Mes clientes. J’avais déjà une auto-entreprise et je créais régulièrement des ateliers en ligne de scrapbooking. Et en Novembre, comme un pied de nez au désespoir, entre deux épisodes de Breaking Bad, j’ai créé mon premier atelier d’écriture à la façon d’un calendrier de l’Avent. Il s’appelait « 24 jours pour écrire Noël ». Plus de scrapbooking, juste des sujets d’écriture et quelques conseils, un par jour, pour raconter Noël. Cet atelier a rencontré un bel engouement et mine de rien m’a réellement mis le pied à l’étrier. D’ailleurs je vous en reparlerai demain.

J’ai tenu comme ça durant tous ces mois grâce à tous ces ingrédients et quelques autres encore certainement que j’ai oublié. J’ai tenu jusqu’à ce que mon amie Séverine, me parle d’une thérapeute et que je prenne mon premier rendez-vous d’une longue série.

Aujourd’hui quand je repense à cette période je suis vraiment pleine de gratitude. Pour ces épreuves de la vie et ma sensibilité qui m’ont poussées dans mes retranchements. Pour toutes ces bouées qui m’ont tenu la tête hors de l’eau. Pour tout ce que j’ai appris et découvert sur moi, sur la vie dans les cinq années qui ont suivi.

C’est parce qu’il y a 5 ans j’étais en petite forme (et c’est un euphémisme) qu’aujourd’hui je me sens si forte et emplie de joie.

Et vous c’était comment la vie pour vous il y a 5 ans ?

5 ans

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