Dimanche 11h… je me surprends en pleine procrastination.

Encore à traîner devant une de ses séries préférées, pensez-vous sûrement, vous qui connaissez mon intérêt pour ces petits plaisirs addictifs. Que nenni. Les phénomènes de procrastination sont bien plus tordus que ça, en tout cas chez moi. Bon il est vrai que parfois je procrastine devant une série. Mais c’est plutôt rare. Parce que ça me donne mauvaise conscience, et j’aime bien laisser ma conscience en paix.

Non, là par exemple ce matin, j’ai remarqué que je procrastinais alors que j’étais en train de passer l’aspirateur. Quand ma maison est parfaitement propre, vous pouvez être sûrs que je procrastine quelque chose. Oui, je sais, avoir une maison propre c’est plutôt pas mal. Mais publier son premier roman, avoir un beau site internet à jour et fonctionnel ou créer cette retraite créative dont je rêve depuis un moment, c’est mieux. Et d’expérience je sais que lorsque je suis prise à fond dans un projet enthousiasmant, ma maison est loin de celle de Bree Van de Kamp. Et ça ne me dérange absolument pas (tant que ça reste dans une certaine mesure évidemment, n’allez pas imaginer des trucs horribles!)

C’est seulement quand je bloque sur un projet que me prennent des envies de ménage de printemps. Ou de m’inscrire à une formation. C’est aussi un signe chez moi. J’aime apprendre et quand j’en suis une ou deux ça va, ce n’est pas de la procrastination, ça rentre dans mon emploi du temps. Au delà de trois, je peux être sûre que c’est pour fuir une autre tâche.

Parfois, aussi, je me retrouve sur un compte instagram de quelqu’un qui m’est complètement inconnu, je ne sais même plus comment je suis arrivée là : boum, procrastination.

procrastination

Heureusement depuis que j’ai lu le livre de Diane Ballonad-Rolland (je vous en parle dans cet article https://www.creeretc.com/lectures/j-arrete-de-procrastiner/ ) j’ai appris à repérer assez rapidement mes comportements procrastinateurs. Je peux alors agir dessus et ils ne s’installent plus dans la durée.

Une fois que je me suis rendue compte que je procrastinais, je cherche bien sûr ce que j’évite de faire en frottant mes carreaux, ou traînant sur les réseaux sociaux. Lorsque j’ai repéré l’objet du délit je me pose plusieurs questions :

  • est-ce que ce projet est toujours en phase avec mes envies, mon projet de vie, la direction que je veux donner à ma vie ?

  • qu’est-ce qui me paraît difficile à réaliser dans ce projet ?

  • que risque-t-il d’arriver si ce projet aboutit ? De quoi ai-je peur ? (échec ? réussite?)

J’essaie de répondre le plus sincèrement possible à ces questions.

Si le projet n’est plus en phase avec ce que je souhaite mettre dans ma vie, soit je l’abandonne (ce qui n’est pas toujours simple), soit je l’adapte pour qu’il soit en harmonie avec le reste. Si ce n’est pas le cas je m’attelle aux autres questions. Avec l’habitude on reconnaît assez facilement ses peurs et les difficultés qui peuvent paraître de loin insurmontables. Les ausculter à la loupe c’est déjà faire un petit bout du travail.

Puis je me crée un plan d’attaque en listant toutes les tâches à accomplir pour atteindre mes objectifs. Si certaines sont imposantes je les découpe encore en plusieurs parties. Ainsi saucissonné le tout est beaucoup plus abordable et réalisable. Je n’ai alors plus qu’à retrousser mes manches et à m’y mettre !

Bon je vous laisse, j’ai un projet à aller passer au détecteur de procrastination !

Belle journée à vous !

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager sur Facebook!

procrastination

 

Laisser un commentaire

in odio elit. ut accumsan elit. id
×

Panier