Le mot fatigue est un mot qui pèse son poids

Le poids des ans et des chagrins

Le poids des nuits blanches, et des réveils au petit matin me laissant le souffle court après un cauchemar dont les scénaristes des pires films d’angoisse ne voudraient pas

Le poids de la maternité, de celle qui déforme le corps et y laisse ses plus belles cicatrices

Et de celle qui déforme le cœur à tout jamais me laissant vingt-cinq ans ans plus tard, toute esseulée au bord du chemin, les bras et la maison vides, encore étonnée de cet étrange tourbillon qui a traversé ma vie comme un grand éclat de rire

Et tant à reconstruire pour vivre encore le cœur battant

Le poids des inquiétudes le plus souvent inutiles mais incontrôlables

Le poids des paupières qui doivent faire des efforts pour rester ouvertes alors que le sommeil envahit doucement le corps à n’importe quelle heure de la journée

le mot fatigue est un mot histoire

Un mot histoire pour raconter tout ce qui a été vécu

Les aventures à n’en plus finir lors des colonies de vacances et des « afters » pas raisonnables dans la chambre des animateurs où l’espace d’une heure ou deux on se retrouvait entre adultes pour ne (presque) plus penser à cette troupe d’enfants qui partageait nos longues journées

Les lendemains de spectacle, la tête pleine de sourires et de musique et le corps tout endolori

Les nuits blanches à écouter de la musique et en jouer un petit peu avec les copains amoureux du jazz,

Les pleines lunes si belles et si puissantes qui complices de mes hormones, me laissent sans sommeil

Les trente ans des amis qui se fêtent jusqu’à ce que le soleil brille à nouveau, les bars et déjà la fermeture

Les randonnées un peu trop longues qui se finissent en serrant les dents parce que les jambes sont devenues trop lourdes et les pas trop nombreux

Les grands voyages pour découvrir le monde et aussi ceux juste chez nous, pour retrouver les êtres aimés

Et le quotidien de certains jours, qui ressemble à un défi de jeu télévisé, ce candidat va-t-il réussir ?

Un mot feu d’artifice, la vie mangée par les deux bouts, pourquoi faire un choix ?

Un mot sirène, alerte, corps en danger !

Je prends ma fatigue dans les bras et je la chéris. Ma fidèle compagne depuis tant d’années. Je sais pourquoi elle est là au creux de moi, bien installée. Je la chéris et j’en prends soin le temps d’un instant.

Jusqu’à la prochaine journée, la prochaine passion, douce folie de la vie !

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