Je suis auto-entrepreneur depuis 2009.

Honnêtement les premières années je n’avais aucune conscience de ce qu’était une entreprise, même micro. J’avais pris ce statut car j’animais des ateliers de scrapbooking que je faisais payer car je fournissais du matériel et je souhaitais être dans la légalité. Mais je n’avais aucune stratégie, aucune vision à long terme, aucune idée même de ce que pouvait être le marketing pour les petites entreprises créatives comme la mienne. Je ne savais pas fixer des prix, je ne savais pas vendre… tout ce que je savais c’était animer des ateliers et même plutôt bien au regard de leur fréquentation.

Je pensais naïvement que cela suffisait pour gagner honnêtement sa vie en tant qu’indépendante. J’étais loin, très loin de la réalité !

Il m’a fallu de longues années et de nombreuses prises de conscience pour finalement pouvoir dire je suis un entrepreneur et Créer etc. est une entreprise.

Presque dix ans pour faire tomber toutes les barrières mentales qui m’empêchaient de m’épanouir sous ce statut et qui me faisaient passer allègrement d’un auto sabotage à un autre.

A l’heure où j’écris cela, je ne suis pas encore sûre que la route qui s’ouvre désormais devant moi soit exempte d’obstacles de ce type. Mais disons que maintenant j’ai une vision un peu plus juste des enjeux qui s’offrent à moi et je sais quel travail je dois effectuer pour que mes ateliers d’écriture se remplissent et pour que mes futurs livres se vendent. Et j’ai surtout, avec l’aide de ma thérapeute et grâce à mon écriture quotidienne, détricoté ce qui m’empêchait de réussir.

Il y a tout d’abord ce fichu syndrome de l’imposteur. Je crois qu’on ne peut jamais dire qu’on en soit complètement débarrassé. Mais maintenant je le reconnais quand il vient polluer mes pensées et mes projets. Quand alors que j’ai prévu de faire beaucoup de publicité autour d’un nouveau projet pour qu’un maximum de personnes en entende parler, mon plan tombe à l’eau par exemple.

J’ai plein de façon de m’auto-saboter dans ces situations  : un projet personnel un peu trop chronophage vient se greffer, comme par hasard, à mon programme, un énorme coup de fatigue m’empêche de faire les vidéos et autres directs sur les réseaux sociaux que j’avais prévus, ou pire, une idée géniale d’atelier ou de programme me traverse l’esprit et je m’active à la mettre en place plutôt que de faire la promotion de la précédente. Je perds ma concentration et mon objectif final. Et ce qui cause mon égarement, c’est la peur de trop me faire remarquer et que soudain, sous les feux de la rampe on s’aperçoive que je ne suis pas celle que je prétends être.

Pour lutter contre cela, j’essaie de travailler sur la confiance en moi chaque jour ou presque (en cultivant chaque mot doux reçu de mes clients par exemple, en notant toutes les statistiques de mes ateliers et de mon entreprise qui montrent le chemin parcouru) et lorsque je me surprends encore (mais heureusement de plus en plus rarement) en flagrant délit de sabotage, j’en prends note et j’essaie de me pardonner en espérant faire mieux la prochaine fois !

J’ai du aussi changer toute mon imagerie mentale relative au monde de l’entreprise et à celui de l’argent. J’ai travaillé avec ma thérapeute et me suis peu à peu débarrassée de certaines croyances. J’ai ensuite œuvré à savoir ce que je voulais pour moi, pour me sentir bien dans ma vie !

Aujourd’hui, même si mon statut d’entrepreneur est encore fragile financièrement parlant, je sens que j’ai toutes les clés entre mes mains pour réussir. Ce fut un long chemin pour les acquérir, mais je suis heureuse de l’avoir parcouru. Il m’a apporté une meilleure connaissance de moi-même, de ce dont je suis capable et de mes limites aussi et par là même une plus grande autonomie.

Alors que 2018 s’achève je suis heureuse de préparer mon plan d’attaque pour 2019 et de retrousser mes manches pour me mettre au travail !

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