10h…

Il y a la couette bien chaude et le téléphone portable sur lequel tu cherches la motivation… comment exactement ? Mystère !

Il y a ton corps fatigué de cette nuit agitée, endormie trop tard, réveillée trois fois, d’abord par ton coloc puis par l’angélus de 6h du matin, puis par un cauchemar dont quelques images ne veulent pas te quitter.

Il y a ta tête embrumée.

Il y a la tempête que tu découvres en ouvrant les volets, qui secoue les arbres de la rue dans tous les sens et qui envoie des grandes rafales d’eau contre la fenêtre.

Il y a ce thé vert que tu adores et qui t’apporte un premier réconfort.

Il y a ta balade quotidienne bien compromise, jamais tu n’auras le courage de sortir par un temps pareil.

Il y a l’heure perdue à choisir par quoi tu allais commencer aujourd’hui, tous les projets, toutes les envies qui défilent et toi qui reste là sous cette couette si confortable à siroter ton thé.

Il y a cet article à écrire, les idées à rassembler et les mots à choisir.

Il y a une douche bien chaude et le plaisir de prendre le temps, de s’enduire de crème et d’onguents, même s’il est déjà midi, même si…

Il y a le dernier album de Fred Pallem et le Sacre du Tympan livré sur un plateau par ta radio préférée et qui d’un coup vient réanimer ton cœur et ton corps. Danse, danse, danse !

Il y a les textes des participantes de l’atelier « Voyage au cœur de la nature ». Les mots coulent, glissent et te remplissent. Tu t’émerveilles devant les choix, l’amour pour les belles choses et la nature, les images, les personnalités qui se dégagent.

Il y a la fierté de ce que tu insuffles chaque jour, par tes mots, par tes propositions, par ce que tu es, toi, même avec cette flemme et ce découragement collés au corps et au cœur.

dimanche

Il y a cet article qui s’écrit peu à peu.

Il y a les hormones qui viennent ajouter une petite dose de drame, ainsi va la vie.

Il y a un petit message tout doux d’une copine qui arrive sur ton téléphone et le souvenir de tous les rires et les pleurs partagés.

Il y a la faim qui arrive et la joie d’avoir cuisiné les jours précédents et d’avoir le congélateur rempli avec même l’embarras du choix.

Il y a la sieste alors que ça fait seulement trois heures que ta journée a réellement commencé.

Il y a ce film, un classique, juste parce que t’es pas d’humeur à te lancer dans quelque chose de nouveau. Tu regardes ça un peu comme tu serrerais un doudou dans tes bras. Et tu ris, et tu pleures, et tu te souviens de la première fois que tu l’as vu au cinéma. T’es un peu nostalgique du coup, mais pas trop !

Il y a ton rendez-vous avec ton artiste intérieur et ces petits cadeaux que tu prépares pour les calendriers de l’Avent à échanger avec les copines. Tu te réjouis d’imaginer leurs réactions à l’ouverture de tous leurs petits paquets, et comme une enfant, tu attends avec impatience de découvrir les tiens.

Il y a Noël qui arrive, les lumières, les bredele, les retrouvailles, les beaux paquets et les petites attentions.

Il y a cet article qui finit de s’écrire et cette journée qui continue de s’écouler, lentement. Tu te sens juste bien, à ta place et pleine de gratitude parce que parfois, il faut des dimanches pluvieux de Novembre pour prendre le temps d’écouter les tourments de son cœur, apaiser les petits chagrins et réveiller les grandes envies.

Il y a ce lundi pluvieux de Novembre qui arrive, et tu te sens prête !

dimanche

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