Dans mon programme du Labo de Créer etc., je propose un sujet de liste à écrire par jour. Ces petites listes ont eu beaucoup de succès lorsque je les avais proposées sur les réseaux sociaux et j’ai donc eu à cœur de les intégrer dans ce programme expérimental afin qu’elles continuent à stimuler la créativité des « écrivants » qui m’entourent.
Aujourd’hui la liste proposée était : « les livres qui m’inspirent ».
Pour y répondre j’ai choisi trois ouvrages qui représentent vraiment mes chemins de pensées, qui m’ont accompagné ces trois ou quatre dernières années et dans lesquels je me ressource régulièrement. En écrivant leurs titres je me suis dit qu’ils mériteraient bien une chronique sensible, voilà qui sera fait dans quelques instants !

Libérez votre créativité de Julia Cameron
C’est celui qui est entré le plus récemment dans ma vie, je ne me souviens pas exactement quand je l’ai acheté peut-être à la fin de l’année 2015 ou au début de 2016. Je crois que c’est sur le site du défi des 100 jours que je l’ai découvert mais là encore je n’ai pas de certitude absolue et cela n’a pas vraiment d’importance. Julia Cameron présente son ouvrage comme un atelier spirituel destiné à libérer la créativité des gens, le but n’étant pas forcément de devenir un artiste à temps plein, mais plutôt une personne à temps plein. « En devenant des êtres créatifs, notre vie devient notre œuvre d’art. » Même si je n’ai pas encore fait tous les exercices qu’elle propose, j’ai intégré complètement les pages du matin dans mon quotidien ainsi qu’un rendez-vous avec mon artiste intérieur le plus souvent possible. Je pense que c’est grâce à cet ouvrage que j’ai eu la force de dire haut et fort que je souhaitais écrire et devenir écrivain, puis ensuite, le courage de mettre en œuvre cette idée dans la réalité. Régulièrement je me replonge dans le programme, en le reprenant du début car les premières pages sont essentielles. Ce que j’apprécie aussi dans ce livre c’est la grande place qui est faite à la spiritualité et qui m’accompagne dans l’exploration et l’ancrage de la mienne. Enfin il pose des mots très clairs sur ce que je pressentais en imaginant Créer etc. et sur le lien entre la créativité quelle qu’elle soit et le bien-être.

 

Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau
Cet ouvrage est entré dans ma vie durant l’été 2015 alors que je campais seule au fond des bois à vingt minutes à pied d’un éco-hameau dans l’Aveyron. Je le rejoignais chaque matin pour participer à sa vie et y faire des menus travaux. C’est l’un de ses habitants qui m’a offert le bouquin en me disant : « tiens, ça m’a fait penser à toi et je pense que ça va te plaire ». Je ne vais pas te mentir, le style de Thoreau n’est pas forcément très simple et j’ai mis du temps à le lire, par petits morceaux. Mais il est là, posé sur ma table de nuit et m’y replonger le temps d’un chapitre est une source de motivation intense. En 1845, Henry David Thoreau construit sa cabane dans les bois, proche du lac de Walden dans le Massachussetts, et décide d’y vivre à l’écart du monde (même s’il reçoit régulièrement de la visite et traite avec les différents habitants des villages environnants). Il tient alors un journal de bord décrivant précisément son expérience, sa façon de vivre en restant le plus possible autonome. De manière plus philosophique, l’introspection que ce mode de vie entraîne prend aussi une grande part dans cet ouvrage ainsi que la nature qui est un personnage central.
Bien sûr le rapport à la nature et la critique de la société qui est toujours d’actualité m’ont vraiment interpellée dans un premier temps. Mais j’ai aussi aimé le témoignage sincère et le fait que Thoreau me montre le chemin dans ces mots, moi qui pensait que ma petite vie n’avait guère d’importance et que la raconter n’aurait que peu d’intérêt : « Mieux, j’exige, moi, personnellement, de chaque écrivain, grand ou petit, un récit simple et sincère de sa propre vie, et pas simplement ce qu’il a entendu dire de la vie des autres ; le genre de compte rendu qu’il pourrait envoyer d’une terre lointaine à sa famille ; car s’il a vécu avec sincérité, il l’a forcément fait selon moi dans une terre lointaine. »

Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs de Marshall Rosenberg
Je pense que cette bible de la communication non violente a atterri sur ma table de nuit en 2011 ou 2012. J’ai fait connaissance de la CNV par des amis très chers à mon cœur. J’aime leur rapport au monde et aux autres et cela m’a donné envie d’y plonger mon nez.
Cette lecture m’a à la fois fait grand bien et en même temps m’a complètement paniquée car je me suis rendue compte du chemin que j’avais à faire pour arriver à m’exprimer et à accueillir la parole de l’autre de manière non-violente. Cela m’a un peu bloquée dans un premier temps mais je pense que c’est une étape classique. J’ai fini par en sortir et en 2016 je me suis inscrite et j’ai participé aux trois premiers modules de base de formation. Ils m’ont beaucoup apporté, notamment dans un premier temps pour repérer mes besoins qui étaient en jeu lors d’un conflit et pour arriver à les exprimer le mieux possible. J’ai encore des progrès à faire dans l’écoute empathique et dans l’expression sans jugement de ce qui m’anime mais j’avance sur ce beau chemin et cela me fait du bien. J’ai compris qu’être dans la non-violence avec les autres c’est aussi et avant tout être dans l’accueil de soi et de ses besoins.

Voilà trois de mes chemins de vie et de pensée principaux. La créativité, une vie autonome au cœur et dans le respect de la nature et la non-violence. J’y avance dans la joie, guidée par ces trois ouvrages majeurs.

Chronique sensible du 13 Juin 2018

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